De la résine époxy, des acides gras venant des résidus de l’industrie de la papeterie et un catalyseur sont les ingrédients de base pour affiner le nouveau concept de ce matériau. Ce ne sont que des ingrédients fréquemment utilisés dans toutes les fabriques. Selon Ludwik Leibler au Figaro, le catalyseur permet de faciliter le passage de la barrière énergétique entre l’état liquide ou l’état solide affaiblir le réseau moléculaire. Ce réseau moléculaire est donc apte à refondre tout en gardant le nombre de liens entre atomes. Cette qualité spécifique et originale aide, sans dégradation à passer de l’état liquide à l’état solide ou vice-versa, comme le verre.

A température ambiante et selon la composition choisie, il peut être solide dur, presque incassable, ou solide élastique mou. Dans les deux cas, il est léger, résistant, insoluble comme les résines thermorigides du genre caoutchoucs ou Bakélite. Il peut être soumis à des modifications par des techniques qui ne sont pas réalisables sur les résines thermorigides ou les matières plastiques ordinaires car il ne se détériore pas sous l’effet de la chaleur. Ce qui lui permet une qualité extraordinaire pouvant se plier à des formes d’objets difficiles ou impossibles à concevoir par moulage.

Le groupe chimique Arkema, en étroite coopération avec les chercheurs, a sponsorisé plusieurs thèses de ces chercheurs. Dans les cinq à dix ans à venir, ces recherches pourraient percer sur plusieurs usages dans les usines. Ce matériau mis au point par M. Leibler et son équipe attire l’attention de nombreux secteurs tant électronique, aéronautique, automobile que producteur d’équipements sportif. La raison, c’est que ce matériau est utilisé dans la fabrication de la composite et cette dernière se met à la place des métaux.